Et si mon vœu 2026 tenait dans une équation ?

Deux mots. Une même lettre. Un couple indissociable. Considération. Coopération.
C'est le fameux « C » de l'EFC — mais en réalité, c'est une équation : C² = Considération × Coopération. L'un sans l'autre ne tient pas debout.
On l'inscrit dans les chartes, on le met dans les valeurs d'entreprise. Mais sur le terrain, qu'en reste-t-il vraiment ?
J'ai voulu le vérifier par moi-même.
Ce que 19 mois de terrain m'ont appris
Après presque deux ans à sillonner les Hauts-de-France, j'ai acquis une conviction radicale : on ne peut pas vouloir l'un sans l'autre. J'ai appris qu'avant de coopérer (faire ensemble), il faut impérativement se considérer (se voir vraiment).
« On ne coopère pas d'abord. On se considère d'abord. »
La considération, c'est ce tissu invisible. C'est répondre à un email. C'est prendre 5 minutes pour écouter. Aujourd'hui, face à une sollicitation, il y a trois réponses possibles :
- Un « oui » clair.
- Un « non » respectueux.
- Ou le silence — ce que j'appelle désormais le savoir-ignorer.
Le silence n'est pas neutre. Il dit : "Tu n'existes pas assez pour que je prenne 30 secondes."
Sans considération, il n'y a pas de terreau fertile. Juste des transactions froides.

💡 Mais le C² existe : je l'ai rencontré
Si je peux écrire cette équation aujourd'hui, ce n'est pas par théorie. C'est parce que je l'ai vécue.
Dans cette exploration de 19 mois, j'ai croisé des éclaireurs.
Dirigeants de PME, agents du service public, élus locaux, responsables associatifs, pairs de mes réseaux… et parfois de simples citoyens croisés au détour d'un atelier. Une mosaïque humaine d'une richesse incroyable.
Qu'avaient-ils en commun ? Ils ont répondu !
Par leurs portes ouvertes, leurs "non" respectueux ou leurs "oui" engagés, ils m'ont permis de faire mon métier de traductrice et de facilitatrice.
Ce sont eux qui m'ont remonté les signaux faibles.
Ce sont eux qui m'ont permis de dépasser les symptômes pour toucher du doigt la vraie problématique — la "maladie" systémique, pas juste la fièvre.
C'est grâce à cette alliance de terrain que je reste une optimiste stratégique. Pas par naïveté : parce qu'ils sont la preuve vivante que le C² est possible — et humainement puissant !
À vous qui vous reconnaîtrez : merci. ✨
Mon vœu pour vous en 2026 : L'effet C²
Alors pour 2026, je ne vous souhaite pas de grandes révolutions impossibles. Je vous souhaite de l'audace relationnelle.
Ne "triez" plus. Considérez !
- Considérez le membre de votre équipe. Votre client. Votre fournisseur.
- Considérez l'agent du service public que vous croisez. Votre voisin.
- Considérez même ce "concurrent" d'aujourd'hui — qui sera peut-être votre partenaire ou collègue demain.
- Considérez votre territoire.
Sortons du savoir-ignorer ! Envoyez ce message que vous repoussez. Provoquez cette rencontre improbable. Dites ce « non » qui libère l'autre, ou ce « oui » curieux qui ouvre une porte.

Je suis optimiste. Pas par naïveté — par stratégie.
Comme le dit si bien Sandrine Roudaut : « L'utopie n'est pas l'irréalisable, mais l'irréalisé. »
Un monde économique où l'on se considère avant de transiger n'est pas un rêve. C'est un choix de chaque instant. Chaque geste de considération est une graine.
L'arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse. Mais la forêt pousse. Et nous sommes des millions à planter.
Belle année 2026. ✨
Qu'elle soit celle où le C² prend tout son sens — pour vous, avec vous.
Katia


